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Claude Cahun était une photographe et écrivain française 


Claude Cahun née Lucy Schwob le 25 octobre 1894 à Nantes morte le 8 décembre 1954 à Saint-Hélier, photographe et écrivaine française, liée au mouvement surréaliste, s'est engagée dans la vie politique de l'entre-deux-guerres.


1 - Voir



Claude Cahun/Lucy Schwob est la nièce de l'écrivain Marcel Schwob et la petite-nièce de l'écrivain Léon Cahun.
Origines et enfance
Lucy Schwob est la fille de Maurice Schwob, propriétaire, directeur et rédacteur du journal républicain de Nantes Le Phare de la Loire, acheté en 1876 par son grand-père George Schwob. Malgré l'aisance matérielle de sa famille, elle vit une petite enfance malheureuse en raison de l'état de santé de sa mère, Marie-Antoinette Courbebaisse, qui sombre dans la démence.
Lucy est élève au lycée de jeunes filles de Nantes. Durant les années 1905-1906 et 1906-1907, elle est victime de persécutions de la part de certaines condisciples, liées à sa judéité, exacerbées parce que c'est l'époque où se discute la question de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus. Dans l'ensemble, elle ne fait pas état de cette situation dans sa famille. En 1907, elle est ligotée à un arbre et subit un début de lapidation, vite interrompue par les surveillants. Lors de la distribution des prix, l'hostilité de la salle apparaît à Maurice Schwob, qui décide de la retirer du lycée. En 1907-1908, elle est placée dans une institution anglaise dans le Kent, à Parson's Mead. En 1908-1909, elle est de nouveau au lycée de Nantes, mais ne suit qu'une partie des cours.
Les années 1909-1918
C'est durant cette année scolaire qu'elle tombe amoureuse de Suzanne Malherbe qu'elle connaît depuis une dizaine d'années, puisque les Malherbe sont des amis des Schwob. Elles vivent une relation clandestine jusqu'en 1917. En 1917, elles deviennent « sœurs par alliance » lorsque Maurice Schwob, divorcé de Marie-Antoinette, se remarie avec la mère de Suzanne, Marie Rondet, veuve depuis 1915. Dès lors, Suzanne et Lucy vivent ensemble dans un appartement dans l'immeuble du Phare de la Loire, place du Commerce. Suzanne est alors inscrite à l'École des beaux-arts de Nantes (de 1915 à 1918).
En 1914, le Mercure de France publie les premiers textes de Lucy Schwob sous le nom de Claude Courlis puis de Claude Cahun (vers 1917), reprenant le nom de sa grand-mère paternelle, Mathilde Cahun. Ce pseudonyme participe de sa volonté de brouiller son identité sexuelle (Claude remplaçant Lucy comme Marcel remplace Suzanne) tout en affirmant ses origines juives (Cahun remplaçant Schwob). Elle publie aussi des textes dans Le Phare de la Loire, ainsi que Suzanne qui y tient une rubrique « Mode ».
En 1918, Lucy part à Paris pour des études de Lettres et Suzanne la rejoint un peu plus tard. Suzanne, peintre, graveur et collagiste, se fera connaître sous le nom d'artiste de Marcel Moore. Elle sera la fidèle compagne de Claude Cahun jusqu'à la mort de cette dernière.
Paris (1918-1937)
À partir de 1923, Claude et Suzanne vivent au 70, rue Notre-Dame-des-Champs.
En 1924, Claude dessine les costumes du film La Dame masquée de Victor Tourjansky.
En 1925, elle publie dans la revue Mercure de France Les Héroïnes, textes sur Ève, Dalila, Judith, Sapho…
En 1928, elle rejoint le groupe théâtral Le Plateau, animé par Pierre Albert-Birot. Elle y rencontre Henri Michaux, Pierre Morhange et Robert Desnos.
En 1929, elle joue dans la pièce de théâtre Barbe-Bleue de Pierre Albert-Birot.
Elle collabore à la revue Bifur qui publie une de ses photographies2 et se lie d'amitié avec l'écrivain Georges Ribemont-Dessaignes.
En 1930, elle publie Aveux non avenus (Éditions du Carrefour), texte autobiographique illustré de photomontages3.
« Je sens comme si je les voyais, mes cuisses maigrir d'une sueur de fièvre, douche parfois brulante, parfois glacée, toujours inattendue. Mes genoux vidés, les os dissous, vêtu d'un parchemin lucide, se gonflent, flottante vessies de porc. Mon cœur alenti sonne un glas funèbre, puis bat bruyamment comme un tocsin. Il devient mobile, se promène dans mon ventre, y éclate en coliques profondes. À chaque secousse, une conscience tombe, pulvérisée. Peu à peu, je m'allège. Bref répit ! Mon cœur se gonfle outrageusement et s'emplit d'hydrogène. Gros ballon rouge et bleu, il monte au bout d'un fil.
À l'autre bout, c'est une guêpe enfermée, qui frappe à coups venimeux aux parois de ma poitrine. Si je l'aidais à sortir ? Et mes ongles sans hésiter pratiqueraient un jour qui guide l'échappée de ce cœur s'il ne faisait dehors désespérément noir.
Ô nocturne sans issue qui se joue dans les cercles de la nuit musicale, infernal serpent qui s'est décapité en avalant sa queue, bracelet aux sept chaînes hermétiques... »4
En 1932, elle et Suzanne adhèrent à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR)5. Claude Cahun rencontre André Breton et René Crevel et fréquente le groupe surréaliste. Elle sera aussi liée au « groupe Brunet » fondé par Jean Legrand.
En 1934, elle fait paraître un tract Les paris sont ouverts aux éditions José Corti dans lequel elle dénonce la position de Louis Aragon, qui vient de quitter le mouvement surréaliste pour se fondre dans la doctrine du Parti communiste français.
En 1935, aux côtés d'André Breton et de Georges Bataille, elle participe au groupe (éphémère) Contre Attaque.
En 1936, elle expose à la première Exposition surréaliste d'objets6 (Galerie Charles Ratton à Paris, du 22 au 29 mai) et, à Londres, à l'International Surrealist Exhibition (New Burlington Galleries).
En juillet 1937, elle illustre de vingt photographies le poème de Lise Deharme Le Cœur de pic (José Corti).
Jersey (1937-1954)
En juillet 1937, Claude Cahun et Suzanne Malherbe achètent une ferme à Jersey, la Rocquaise, et s'y installent en mai 1938.
Entre 1940 et 1945, Jersey est occupée par les Allemands. Elles participent à la Résistance en rédigeant et en diffusant des tracts en allemand à destination des soldats de la Wehrmacht, signés Le soldat sans nom. Elles profitent en particulier des cérémonies de funérailles militaires, le cimetière utilisé par les Allemands étant situé près de leur maison. Elles ne sont identifiées comme auteur de ces tracts que tardivement, après un premier interrogatoire en mars 1943. Elles sont arrêtées le 25 juillet 1944 et condamnées à mort le 16 novembre. Leur peine est commuée en février 1945, à une époque où la France est totalement libérée, tandis que les îles anglo-normandes restent occupées, Jersey jusqu'au 9 mai 1945. Elles ne sont donc libérées qu'à ce moment et retrouvent leur demeure pillée.
Pendant toute la guerre, Claude Cahun a tenu un carnet de note, le scrap-book.
Affectée par les années de guerre, la santé de Claude Cahun se dégrade. Au cours de l'année 1953, elle tente de renouer des liens avec ses amis surréalistes : Breton, Meret Oppenheim, Benjamin Péret, Toyen, pense à s'installer à Paris, y cherche un logement, mais rentre finalement à Jersey pour y mourir quelques mois plus tard.
Son œuvre
Une artiste redécouverte récemment
Autant elle est passée inaperçue à son époque, sans doute pénalisée par sa trop grande indépendance et liberté, mais aussi par son caractère « touche à tout », à la fois écrivain, femme de théâtre, plasticienne et photographe, autant ces mêmes particularités en ont fait récemment une figure emblématique, à la limite de la récupération.
Certains couturiers en quête de liberté un rien provocatrice iront jusqu'à placer leur collection sous son « inspiration ». D'autres en feront une figure de l'émancipation féminine.
Présentation de l'œuvre
Très intimiste, poétique et largement autobiographique, son œuvre, en particulier photographique, est très personnelle et échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement.
Son appartenance au mouvement surréaliste est dépassée par une inspiration très baudelairienne et la quête d'un mythe personnel. Elle ne cherche ni à provoquer, ni à « faire spectaculaire ». C'est elle-même qu'elle cherche, dans un jeu de miroirs et de métamorphoses permanent, entre fascination et répulsion dans une œuvre en grande partie composée d'autoportraits. De son goût pour le théâtre, elle tire une véritable passion de la mise en scène, d'elle-même comme des objets. Ainsi, elle use de déguisements, de maquillage, se rase la tête et les sourcils, etc.
Elle préfigure par ses installations des photographes contemporains comme Alain Flescher ou des plasticiens comme Christian Boltanski. Son œuvre est souvent rapprochée du travail de Cindy Sherman (mise en scène de soi, déguisement...) mais là où Sherman s'interroge sur l'image de la femme dans la société, Claude Cahun va au-delà de son statut de femme.
Son autobiographie par l'image fait une large place à l'identité de genre : elle aspirait à être d'un « troisième genre », indéfini, à la lisière de l'homosexualité, de la bisexualité et de l'androgynie.
Lorsqu'il ne s'agit pas d'elle-même, elle tourne l'objectif vers ses partenaires féminins et masculins pour de tendres portraits : Suzanne Malherbe, Sylvia Beach, Henri Michaux, Robert Desnos.
Claude Cahun construit une œuvre discrète et sensible, peu connue de son temps. Ses poèmes visuels (Le Cœur de Pic, Aveux non avenus) constituent un travail très original, unique en son genre, dont la diffusion fut très restreinte.
Il faut attendre les travaux de Man Ray, qu'elle connaissait, et surtout de Bellmer pour que ce type d'ouvrage rencontre le public. Elle n'est véritablement reconnue qu'à partir de 1992.
C'est en partie volontairement que Claude Cahun s'est tenue à l'écart tout en participant activement à des actions pour l'émancipation des mœurs, pour le progrès social ou la lutte anti-nazie. Son parcours artistique était surtout son précieux jardin secret qu'elle revendiquait comme son « aventure invisible ». Toutefois, une partie non négligeable de son œuvre a été perdue, notamment à la suite de son arrestation sur l'île de Jersey par la Gestapo en 1944.



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