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Frederic Auguste Bartholdi 1834-1904, sculpteur français 


Frédéric Auguste Bartholdi, né le 2 août 1834 à Colmar et mort le 4 octobre 1904 à Paris, est un sculpteur français, connu pour la conception de la Statue de la Liberte offerte par la France aux États-Unis.


1 - Voir



Il est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis et placée ensuite sur Bedloe's island, à l'entrée du port de New York ; il est aussi l'auteur du groupe Les Fleuves et les Sources allant à l'Océan de la fontaine située place des Terreaux à Lyon, ainsi que du monumental Lion de Belfort, sculpté dans une falaise pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-71. Ses peintures sont généralement signées du pseudonyme d'Amilcar Hasenfratz1.


Né à Colmar le 2 août 1834, fils de Jean Charles Bartholdi (1791-1836), conseiller de préfecture, et d’Augusta Charlotte, née Beysser (1801-1891), fille d'un maire de Ribeauvillé. Quatre enfants, dont seul l'aîné, Jean-Charles (avocat-éditeur, puis interné pour maladie), et le cadet, Auguste, survivront. À la mort prématurée de son père en 1836, la mère, de condition aisée, décide d'aller vivre à Paris, tout en conservant la maison familiale du 30 rue des marchands, qui abrite, depuis 1922, le musée Bartholdi, (après avoir été léguée à la ville en 1907).

Après le lycée Louis-le-Grand à Paris, Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852. Il fréquente l'atelier d'Ary Scheffer rue Chaptal (aujourd'hui Musée de la vie romantique qui y conserve deux bronzes, La Gravure et L’Orfèvrerie). Il est élève du sculpteur Antoine Étex. Il rapporte des photographies d'un long voyage mémorable en Égypte, avec ses amis Édouard-Auguste Imer, Jean-Léon Gérôme.

Son premier monument, dédié au général Rapp, est inauguré en 1856 à Colmar.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, chef d'escadron des gardes nationales, il est aide de camp du général Giuseppe Garibaldi et agent de liaison du gouvernement, particulièrement chargé de s'occuper des besoins de l'armée des Vosges.

En 1871, à la demande d'Édouard Lefebvre de Laboulaye (dont Bartholdi a réalisé un buste en 1866) et de l'union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la Statue de la Liberté. Le projet ressemblera d'ailleurs beaucoup à un projet semblable qui aurait dû être installé à l'entrée du canal de Suez, si Ismaïl Pacha l'avait accepté en 1869.

Sa carrière prendra dès lors une ampleur internationale. Il devient un des sculpteurs les plus célèbres du XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord.

Franc-maçon depuis 1875, il adhéra à la Loge Alsace-Lorraine à Paris. C'est à partir de cette date qu'il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin.

La même année, le 20 décembre, il conclut un mariage « rocambolesque » avec Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux (simple modiste mais descendante d'une grande famille alsacienne, elle est son modèle), qui se serait rajeunie de 13 ans aux yeux de son mari, à l'hôtel de ville de Newport (Rhode Island) aux États-Unis. Lors de son séjour chez son ami John LaFarge, ce dernier le convainc en effet de l'épouser afin de se conformer aux valeurs morales des hommes d'affaires américains qui financent sa statue de la Liberté. LaFarge fait ainsi venir chez lui le pasteur Charles T. Brooks pour célébrer dans la précipitation un mariage improvisé2. Leur mariage sera cependant heureux et sans enfants3.

Il effectuera son dernier voyage aux États-Unis pour l'inauguration, le 28 octobre 1886, de la statue de la Liberté à New-York.

Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur en 1886, vingt-deux ans après avoir été fait chevalier4.

Il meurt dans le 6e arrondissement de Paris, le 4 octobre 1904, à la suite d'une tuberculose. Il est enterré au cimetière du Montparnasse (28e division).


Œuvres

Bartholdi est à l’origine de 35 monuments de par le monde. Les plus célèbres sont :

la statue de Martin Schongauer à Colmar (1863) ;
les quatre anges trompettistes à l’Église unitarienne baptiste de Boston aux États-Unis (1874) ;
la statue de La Fayette à Union Square à New York aux États-Unis (1876) ;
la « Fontaine du Capitole » au parc Bartholdi à Washington aux États-Unis (1878) ;
le Lion de Belfort à Belfort en France (1880) (dont une réplique réduite est sur la place Denfert-Rochereau à Paris) ;
la statue de Diderot, érigée sur la place Diderot de Langres en 1884 ;
La Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de Statue de la Liberté à New York aux États-Unis (1886) ; des copies plus petites se trouvent : à l'extrémité sud de l'île aux Cygnes à Paris (inaugurée en 1885 avant celle de New-York), au musée d'Orsay de Paris, au musée des Arts et Métiers de Paris ; à l'entrée de la ville de Colmar ; à Roybon (Isère) sur la place principale (offerte à ce village par Bartholdi) ; à Poitiers sur la place de la Liberté (ancienne place du Pilori) ; sur la place Portalis de Saint-Cyr-sur-Mer (réplique en fonte dorée par la suite) et une plus petite en Normandie, à Barentin ;
la fontaine Bartholdi, sur la place des Terreaux, à Lyon en France (1892) ;
Monument à la Suisse secourant Strasbourg à Bâle en Suisse (1895) ;
la statue équestre de Vercingétorix, à Clermont-Ferrand en France (1903) ;
la statue de Jean-François Champollion, (marbre, 1875) dans la cour du Collège de France à Paris.


De nombreux monuments et statues à Colmar, dans le Haut-Rhin (France) :

le monument du général Rapp (1860) ; la statue est présentée dans le cadre de l'Exposition universelle de 1855 aux Champs-Élysées avant de rejoindre la grand place de la ville alsacienne ;
le monument de Martin Schongauer au (musée Unterlinden) (1863) ;
le monument de l’amiral Armand Joseph Bruat au Champ-de-Mars (1864), détruit par les Allemands en septembre 1940, remis en place en 1958 ; il représente l'amiral flanqué de figures allégoriques ;
le Génie funèbre, bronze de 1866 dans l'escalier du lycée Bartholdi ;
le petit vigneron alsacien (musée Bartholdi) (1869), copie au marché couvert ;
le monument funéraire des Gardes nationaux tombés en 1870, cimetière du Ladhof (1872) ; deux dalles disjointes laissent passer le bras d'un combattant cherchant à agripper la baïonnette qui lui a échappé ;
la fontaine Jean Roesselmann (1888) ;
le monument Gustave-Adolphe Hirn (1894) ;
le monument-fontaine au baron Lazare de Schwendi sur la place de l'Ancienne-Douane (1898) ;
les grands soutiens du monde, groupe en bronze de 1902 au (musée Bartholdi) présenté au Salon de Paris en 1902 ;
le tonnelier alsacien, couronnement de la Maison des Têtes (1902) ;
quatre statues allégoriques de l’Orfèvrerie, l’Étude, la Gravure et la Peinture (les quatre sont au musée Bartholdi, Colmar ; l'Orfèvrerie et la Gravure, épreuves en bronze, 1861, au musée de la vie romantique, Paris).


De nombreux monuments sont également visibles ailleurs en France et dans le monde :

le monument au Général Arrighi de Casanova (Corte) (1867) ;
À Gambetta, les Alsaciens reconnaissants, Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, (1872) ;
le monument de Vauban à Avallon (1873) ;
le monument de Gribeauval à Paris (1879) ;
le monument de Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier (1882) ;
le monument funéraire du peintre Gustave Jundt à Paris (cimetière du Montparnasse) (1885) ;
le monument Gambetta à Sèvres (1891) ;
le monument de Christophe Colomb à l'exposition internationale de Chicago (1893) ;
le monument de La Fayette et Washington à Paris (1895).


Monument détruit :

fontaine place de la République à Reims (1885). Monument élevé en 1906 à la mémoire des aéronautes (Gambetta et 30 aérostiers) pendant le siège de paris 1870 au Rond-Point de la révolte à Neuilly (aujourd'hui à Paris-depuis annexion de 1929 - Place du Général Koenig) « fondu » en 1941.


Plusieurs autres projets ne virent pas le jour :

le palais de Longchamp à Marseille, qui ne sera pas retenu, mais dont le lauréat se serait inspiré ;
un projet monumental, de jeunesse, pour l'entrée du canal de Suez : l'Égypte éclairant l'Asie;
un projet pour Callao, destiné à la République du Pérou ;
à Bordeaux, Bartholdi participe à un concours pour une fontaine monumentale sur la place des Quinconces ; il reçoit le premier prix mais la fontaine fut ensuite installée à Lyon sur la place des Terreaux.


Monuments posthumes :

le monument des Trois Sièges, à Belfort, (inauguré en 1913) d'après maquette de Bartholdi, fini par ses élèves sculpteurs Louis Noël et Jules Déchin ;
une nouvelle statue de bronze, érigée en mars 2005 dans la cour du palais royal de Varsovie en Pologne, réalisée à partir d’un modèle original en plâtre du Martyr moderne5 (salon de 1864, conservé par le Musée Bartholdi de Colmar), et qui symbolise le drame polonais en référence aux événements de 1863 entre la Russie et la Pologne ;
une statue de la Liberté est fondue en 2012 pour remplacer celle de 1889 qui était exposée dans le Jardin du Luxembourg, après que le Sénat ait accepté de transférer l'original au musée d'Orsay.



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