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Marcel Lefrancq était un photographe collagiste belge 


Marcel G. Lefrancq né en 1916, était un photographe et collagiste surréaliste belge, en 1941 il crée "L'œil de verre", section photographique montoise du Touring-Club de Belgique, il fonde l'Association des Amis du Musée de Préhistoire de Mons.


1 - Voir



1916 Naissance à Mons, Belgique, le 9 octobre. Son père est boucher, originaire de Ath, et issu d'une longue lignée de forgerons établis en cette ville depuis le XVe siècle.
1922 Il est envoyé chez une tante, à Boitsfort (Bruxelles), où il fera ses études primaires à l'école publique, en néerlandais.
1928 De retour chez ses parents, il commence ses études classiques à l'athénée royal de Mons, section latin-grec.
1932 Sans doute le début de son activité de photographe: les négatifs les plus anciens conservés datent de cette année. Il est très probable qu'il ait appris les premiers rudiments de la technique chez un photographe montois, M. Rousseau, chez qui il se procure les films et autres produits nécessaires.
C'est vers la même époque qu'il est initié à la préhistoire par le conservateur du musée local, Jean Houzeau de Lehaie. Il n'abandonnera jamais cette activité, se formant et se spécialisant au fil des années.
1934 Il entreprend des études d'ingénieur commercial à l'Institut Warocqué à Mons, fortement poussé dans cette voie par son père. Étudiant moyen, il préfère fréquenter les élèves de l'Académie des Beaux-Arts de Mons, dirigée à cette époque par le peintre Louis Buisseret.
1935 Il visite à plusieurs reprises l'Exposition internationale de Bruxelles où il réalise quelques très belles photos, notamment du pavillon italien.
1936 Guerre d'Espagne, Marcel Lefrancq est membre du Secours Rouge, il s'implique dans des actions de soutien à la République aux côtés du Parti communiste de Belgique. Il est également membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes belge.
1938 Sa participation au Groupe Rupture, réuni autour d'Achille Chavée, est attestée par les photos qu'il prend lors de la réunion du 8 mai.
1939 Le 1er juillet, il est un des membres fondateurs du Groupe surréaliste en Hainaut.
Après la signature du Pacte germano-soviétique, il est arrêté et emprisonné durant quelques jours par les autorités belges comme tant d'autres membres d'organisations ou partis de gauche.
Il est engagé comme photographe par l'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) et participe à un inventaire photographique des œuvres d'art risquant d'être détruites par la guerre qui s'annonce.
1940 En février et avril, il publie une photo dans les numéros 1 et 2 de la revue L'invention collective, dirigée par Magritte et Ubac.
En mai, il fuit l'invasion allemande, à vélo, avec son frère, André, et Loulou Dieu, qu'il épousera à leur retour. Leur voyage les mènera jusqu'en Dordogne, aux Eyzies-de-Tayac, où il fait la connaissance de l'abbé Henri Breuil avec qui il travaille à des fouilles archéologiques. Il restera en contact avec l'abbé Breuil jusqu'au décès de ce dernier.
De retour en Belgique, il épouse Loulou Dieu en octobre.
1941 Il crée « L'œil de verre », section photographique montoise du Touring-Club de Belgique en opposition au Photo Club de Mons qu'il trouve beaucoup trop conservateur dans son approche esthétique.
Durant la guerre, il fait partie d'un réseau de secours et de résistance, faisant des photos pour de faux papiers d'identité, cachant des Juifs ou des pilotes alliés en fuite vers l'Espagne.
1943 Victime d'une dénonciation anonyme comme terroriste et espion, il est arrêté par les autorités militaires allemandes et emprisonné durant 6 semaines. Il sera libéré faute de preuves et grâce à l'intervention, notamment, du directeur de l'IRPA.
1944 Après le bombardement de Saint-Ghislain par l'aviation américaine (fin avril), il est parmi les premiers sauveteurs qui travaillent au dégagement des victimes. Il fera de nombreuses photos de la ville entièrement détruite, dont une (Fait divers) sera reprise dans son porte folio en 1948.
Il se présente aux troupes américaines qui libèrent Mons en septembre, et est incorporé à l'armée américaine en qualité d'interprète au Civil Affairs Office. Il parle en effet couramment le français, l'anglais, l'allemand et le néerlandais. Il est depuis plusieurs années avant la guerre l'interprète officiel des Old comptentibles, anciens combattants britanniques de 14-18, qui viennent chaque année commémorer la Bataille de Mons.
1945 Il participe avec un texte à la revue “Le salut public”, et à la réunion du 15 novembre, à Bruxelles, dont l'objectif est le regroupement des surréalistes belges.
En décembre, il participe avec 14 œuvres à l'exposition “Surréalisme” à la galerie des éditions La Boétie (Bruxelles).
1946 Il ouvre son studio, La Lanterne magique, à Mons.
Le Groupe surréaliste de Hainaut se dissout.
1947 Il participe à la création du Groupe Haute Nuit.
À partir du 22 juin, il séjourne quelques semaines en Allemagne (Dachau), à nouveau sous l'uniforme américain, comme témoin puis interprète temporaire dans une cour annexe du tribunal de Nuremberg.
Durant toute l'année il participe à de nombreuses activités surréalistes, expositions, réunions, signatures de tracts, etc.
1948 Publication de son porte folio Aux mains de la lumière, 25 photographies et 8 poèmes, aux éditions de Haute Nuit.
1949 Haute Nuit réduit ses activités. Christian Dotremont écrit à Marcel G. Lefrancq “…Adhérez à CoBrA…Mettons-nous en contact étroit, mon cher Lefrancq, et tout ira bien… Soyons unitaires!”. Marcel Lefrancq participe au second numéro de la revue Cobra, à l'exposition “Les développements de l'œil”, organisée par Cobra à Bruxelles, puis au sixième numéro de la revue. Il est invité dans une série d'émissions sur la photographie à Radio-Hainaut.
1951 Il participe aux activités du groupe Le Tour.
1952 Exposition à Bruxelles avec Le Tour.
1953 Il fonde l'Association des Amis du Musée de Préhistoire de Mons (AMPM). Depuis plusieurs années, il participe à des fouilles archéologiques organisées par le conservateur du musée de préhistoire de Mons. L'AMPM deviendra plus tard la Société de Recherches préhistoriques du Hainaut (SRPH). Il en sera toujours un membre parmi les plus actifs. L'association organise des fouilles sur des sites préhistoriques de la région, des conférences, des colloques etc. Elle recevra des personnalités scientifiques de renommée internationale, dont l'abbé Breuil, et mènera des chantiers de fouille de plus de 10 ans sur le site des minières néolithiques de silex de Spiennes, au lieu-dit Petit-Spiennes, qui compte de nombreux puits d'extraction de silex. Marcel G. Lefrancq publiera au fil du temps plusieurs articles sur ces recherches dans des revues spécialisées.
Durant les années suivantes, il n'y a plus d'activités surréalistes de groupe, mais il reste en contact avec ses amis surréalistes. Il poursuit discrètement son œuvre personnelle, tout en continuant son activité archéologique.
1970 Marcel G. Lefrancq organise à Mons une exposition et un colloque sur l'art naïf avec Georges Schmits et Anatole Jakovsky comme orateurs. Il s'intéresse en effet également à cette forme d'art depuis de nombreuses années, comme à l'histoire de la pipe en terre, comme au folklore régional.
1974 Le 15 novembre, Marcel G. Lefrancq décède subitement d'un infarctus, à la veille de l'ouverture d'une importante exposition sur le folklore de la région de Mons (Le calendrier populaire de Mons et sa région) dont il est un des principaux organisateurs.
L'œuvre
Les collages sont d'inspiration nettement surréaliste, oniriques, souvent teintés d'érotisme et parfois franchement anti-cléricaux (Le Saint-Esprit, Les secours de la religion). Ils sont principalement réalisés à partir d'éléments découpés dans des revues, et parfois d'objets dont la juxtaposition paradoxale crée une image choc (œil de verre et petits clous dans un boîtier de montre, par exemple). Les collages datent des années 1938 à 1947 principalement. Cette technique a ensuite été abandonnée jusqu'en 1973 où une petite série cohérente a été réalisée pour l'Exposition Inutile.
L'œuvre photographique est plus complexe, plus diverse dans ses sources d'inspiration.
Il y a des photos très nettement surréalistes, composées comme un collage par une mise en place préalable d'objets qui seront ensuite photographiés (dans les années 1937-1948), mais le plus souvent par le choix inattendu du sujet ou de l'angle de prise de vue inhabituel. La surimpression a rarement été utilisée, mais toujours avec bonheur, de même que la solarisation et les interventions directes sur la pellicule : grattage et autres procédés mécaniques pouvant créer une image sans usage de l'appareil photographique. Ces techniques seront vite abandonnées, l'artiste en trouvant la répétition sans intérêt une fois qu'il en eût exploré les possibilités. D'autres consistent en paysages, le plus souvent urbains, parfois de nuit, dont la poésie est très prenante, et il y a enfin les études de nus qui comporteront parfois des éléments ajoutés apportant une touche poétique à l'ensemble.
Enfin, une grande partie de l'œuvre est non surréaliste, constituée de photographies de paysages, de nus et de portraits. Il n'y a pas, dans le travail de Marcel G. Lefrancq, de « périodes » clairement définies. Les photos les plus surréalistes ont pu être réalisées en même temps que d'autres beaucoup plus traditionnelles.

Le matériel utilisé, un Leica IIIf de 1952.
Durant les années 1932 à 1936, les appareils utilisés sont des boîtiers non identifiés aux formats divers (4,5x6, 6x8, 6x9, 9x12), de 1936 à 1940 il s'agit d'un Rolleiflex 6x6, et dès 1939 jusqu'à son décès en 1974, l'artiste utilisera les mêmes Leicas avec trois objectifs, un 35 mm, un 50 mm et un 135 mm de focale, un Leica IIIa acheté en 1939 et un IIIf acheté en 1952.
Plus rarement, et pour des applications particulières mais jusque dans les années 1960, il utilisera une vieille chambre technique 13x18, en bois, sans obturateur, datant probablement des années 1900 avec laquelle il avait réalisé les nombreuses prises de vues pour le compte de l'IRPA en 1939-1940.
Tout l'œuvre photographique de Marcel G. Lefrancq est en noir et blanc, seuls les collages peuvent comporter des éléments de couleurs.



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