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Étienne-Jules Marey était un photographe amateur français 


Étienne-Jules Marey, né en 1830 à Beaune mort en 1904 à Paris, est un médecin physiologiste et photographe amateur français considéré à son époque comme un touche-à-tout atypique, un pionnier de la photographie et un précurseur du cinéma.


1 - Voir



Il fait ses études secondaires à Beaune, puis ses études de médecine à Paris, de 1849 à 1859. De 1869 à 1904, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire naturelle des corps organisés. En 18592, il met au point son sphygmographe, et le présente à l’Académie des sciences en 1860, avec un collaborateur, Auguste Chauveau (1827-1917). L'appareil enregistre les battements artériels grâce à un kymographe sur papier noirci à la fumée; c'est une amélioration de celui de 18533 de l’allemand Vierordt (1818-1884)4. En 1870, il commence à construire des oiseaux mécaniques, en 1874 il a un assistant, Victor Tatin (en) (1843-1919), qui comme lui est fasciné par les possibilités du vol mécanique5. Il rencontre aussi Alphonse Pénaud (1850-1890), qui lors d'une conférence à la Société française de navigation aérienne, fin 1873, pour l'étude théorique du vol des oiseaux, imagine un appareil photographique qui pourrait prendre plusieurs épreuves successivement à quelques centièmes de seconde d'écart6. En 1878, il devient membre de l'Académie des sciences au fauteuil de Claude Bernard. Son intérêt se porte sur l'étude du mouvement chez les êtres vivants. Aussi, après la découverte des travaux de Muybridge, qu'il rencontre en 1881, il va utiliser la photographie comme outil pour ses recherches. Il est à l'origine de l'Institut portant son nom7,8. En 1888, il assure la présidence de la Ligue nationale de l'éducation physique créée cette même année à l'instigation de Paschal Grousset.
Étienne-Jules Marey meurt le 15 mai 1904, à l'age de 74 ans, dans le 16e arrondissement de Paris9.

Travaux
« E.-J. Marrey (1830-1870) appartient, comme Paul Bert, à la génération des physiologistes qui ont fait leur apprentissage au milieu du siècle, alors que la physiologie avait conquis son indépendance et trouvé son style. On doit à Marey d'avoir repris, modifié et développé en France, les techniques d'inscription graphique mises au point par Ludwig, et d'avoir importé, en physiologie, les techniques de la photographies en série déjà utilisées par les astronomes (Janssen, inventeur du "revolver photographique", pour l'étude du passage de Vénus, Paris, 1874). On a vu que l'hémodynamomètre de Poiseuille avait fourni à Ludwig un des éléments du kymographe. Inversement, c'est le sphygmographe de Karl Vierordt (1853), construit par composition du sphygmomètre et de l'enregistreur graphique de Ludwig, qui est l'ancêtre des appareils de Marey. Associé à Chauveau (1827-1917), Marey a utilisé le sphygmographe comparatif à l'étude des mouvements de la circulation (Physiologie médicale de la circulation du sang, 1863). C'est aussi en collaboration avec Chauveau que Marey a construit et utilisé la sonde cardiaque pour l'enregistrement des pulsations du cœur (Appareils et expériences cardiographiques, 1863). Les travaux de Marey sur la locomotion humaine et animale étudiée selon la méthode graphique sont résumés dans La Machine animale (1873). Des travaux sur le même sujet, selon la méthode chronophotographique et qui font de Marey un des pères du cinématographe, sont réunis dans Le Mouvement (1894). » Georges Canguilhem10
Ce point de vue d'un philosophe de la science ne doit pas faire oublier que « le cinéma ne doit presque rien à l'esprit scientifique... Il est significatif que Marey ne s'intéressait qu'à l'analyse du mouvement, nullement au processus inverse qui permettait de le recomposer11. »

Chronophotographie
En 1882, Marey crée la Station physiologique du Parc des Princes à Boulogne sur Seine, subventionnée par l'État français : le ministère de la Guerre s'était intéressé aux travaux de Marey sur la « méthode de marche » de l'armée allemande, vainqueur en 1870. Avec le Français Albert Londe, il met au point un appareil à douze optiques et autant de plaques de verre impressionnées l'une après l'autre (en rafale) en direction du même sujet.
La même année, il invente la chronophotographie sur plaque fixe (au gélatinobromure) : à l'aide d'un seul objectif — contrairement à la méthode de Muybridge qui utilise encore plusieurs objectifs, comme aussi Louis Aimé Augustin Le Prince — et avec des sujets clairs sur fond noir, une plaque photographique est exposée plusieurs fois par un obturateur rotatif.
Marey met au point, en 1882, le fusil photographique qui lui permet de photographier en douze poses un sujet « sur nature » en épaulant comme avec un vrai fusil, permettant ainsi de suivre un mouvement particulièrement rapide. Cet appareil a l'avantage d'être léger et mobile, bien qu'utilisant de petites plaques de verre qui se présentent derrière l'objectif comme les balles d'un révolver. Il ne l'utilise que quelques mois, mais l'invention est restée célèbre.
En 1889, Marey abandonne la plaque de verre, lui préférant le support souple et transparent en celluloïd, inventé par l'Américain John Carbutt, commercialisé par George Eastman — le futur Kodak — qui le diffuse maintenant en Europe. Marey l'adapte avec succès à son fusil photographique puis développe un mécanisme capable de faire avancer la pellicule souple en synchronisme avec la fermeture de la fente d'un obturateur. L'apparition des premiers films du cinéma est proche — obtenue dès 1891 par Thomas Edison et son assistant William Kennedy Laurie Dickson —, mais la reproduction du mouvement n'est pas le but recherché par Marey dont le seul souci, scientifique, est de décomposer les phénomènes trop rapides pour être perçus par l'œil humain, afin d'en analyser la succession mécanique dans l'ordre chronologique. Le refus de l'utilisation récréative d'une quelconque machine l'éloigne donc du processus qui va mener à l'invention du cinéma en 1891. C'est d'ailleurs parce qu'il est en désaccord avec lui à ce sujet qu'il se sépare de l'un de ses collaborateurs, Georges Demenÿ, partisan de la recomposition du mouvement en tant que spectacle, qui vendra plus tard à Gaumont ses brevets pour des appareils de prise de vues et de projection qui permettront à Alice Guy de réaliser ses premiers bobineaux12.



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