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Tadahiko Hayashi était un photographe japonais 


Tadahiko Hayashi né le 5 mars 1918 mort le 18 décembre 1990, est un photographe japonais réputé pour un large éventail de travaux, y compris le genre documentaire, scènes de la période immédiatement après la guerre et les portraits.


1 - Voir



Hayashi naît dans le quartier Saiwai-cho à Tokuyama (depuis 2003 partie de la municipalité de Shunan), dans la préfecture de Yamaguchi le 5 mars 1918, dans une famille qui gère un studio photographique (Hayashi Shashin-kan, (?????)1. Sa mère, Ishi Hayashi (????), Hayashi Ishi) est une photographe accomplie, en particulier de portraits, formée par son père; Shin'ichi Hayashi (????), Hayashi Shin'ichi), le père de Hayashi est un photographe médiocre et un dépensier; le grand-père du garçon contraint les parents au divorce et le garçon grandit avec sa mère dans un environnement photographique. Il suit une bonne scolarité, époque pendant laquelle il commence à prendre des photos.
Hayashi est diplômé de l'école en 1935 et sa mère décide qu'il sera lui-même apprenti auprès du photographe Shoichi Nakayama (?????), Nakayama Shoichi). Nakayama est installé à Ashiya dans la préfecture de Hyogo mais possède un second studio à Shinsaibashi près d'Osaka. Hayashi fait beaucoup d'école buissonnière entre les deux. Une nuit, il passe devant le studio d'Ashiya du photographe Iwata Nakayama et retrouve l'inspiration pour la photographie en se rendant compte de la passion qu'y consacre Nakayama. Un an plus tard, il contracte la tuberculose et retourne à Tokuyama où il pratique avec enthousiasme la photographie pendant sa convalescence et participe au groupe Neko-no-me-kai (?????), « Groupe de l’œil de chat ») auprès du photographe Sakae Tamura sous le nom Jomin Hayashi (????), Hayashi Jomin).
En 1937, Hayashi s'installe à Tokyo où il étudie à l'« école orientale de photographie » (???????????), Orientaru Shashin Gakko), de nouveau auprès de Tamura. Après l'obtention de son diplôme l'année suivante, il retourne à Tokuyama, mais « passe un an dans la dissipation, à boire beaucoup chaque soir »2. Il réussit pourtant à conserver son intérêt pour la photographie et en 1939, sa famille décide de lui accorder une dernière allocation de 200 ¥ qu'il gaspille rapidement à Tokyo en nourriture et boissons3. Tamura lui trouve un emploi dans une société de développement et d'impression à Yokohama, où il travaille à la fois la gravure et la photographie commerciale. Quelques mois plus tard, il s'installe dans le quartier Tokyo Kogeisha (??????) à Ginza où il a bientôt une occasion inespérée de démontrer sa maîtrise inhabituelle, acquise à Yokohama, de l'éclairage au flash. La demande pour ses services augmente. Il épouse Akiko Sasaki (??????), Sasaki Akiko), originaire de Tokuyama.
En 1940, des clichés de Hayashi paraissent dans le magazine photographique Shashin Shuho ainsi que dans le magazine féminin Fujin Koron et Asahi Camera l'année suivante. Le couple a un premier enfant, un garçon nommé Yasuhiko (???).
En 1942, Hayashi se rend à l'ambassade japonaise de Beijing avec la « North China News Photography Association » (?????????), Kahoku Koho-shashin Kyokai), qu'il vient juste de créer avec des collègues. Tandis qu'il est en Chine, il travaille beaucoup avec ce qui est alors considéré comme un objectif grand angle4 ce qui lui vaut le surnom de Waido no Chu-san (????????), « large M. Chu »)5.
Les photographies de Hayashi sont publiées dans les magazines féminins Fujin Koron et Shinjoen et les magazines de photo Shashin Bunka et Shashin Shuho. Le couple a un second fils, Jun (??), en 1943.

Période tord-boyaux
Hayashi se trouve toujours à Pékin à la fin de la guerre. Il rentre au Japon en compagnie de Jun Yoshida (????), Yoshida Jun) en 1946. Le studio de photo de famille a été détruit mais avec Yoshida il ouvre un nouveau studio et produit en grande quantité des photos pour vingt ou plus magazines kasutori (???????), kasutori-zasshi) (magazines bon marché, sensationnels et éphémères) tous les mois6. Ainsi que Hayashi le décrit plus tard, Yoshida disait aux éditeurs qu'il photographiait des femmes et Hayashi (plus tard reconnu pour ses portraits d'hommes) leur disait qu'il photographiait tout sauf des femmes7. Le stratagème semble avoir fonctionné : il était fiévreusement occupé et le photographe Shoji Ueda le qualifie plus tard de « premier photographe professionnel au Japon »8. Il trouve le temps de se remarier en 1946 avec une certaine Kane Watanabe (?????), Watanabe Kane); ils ont un fils, Hidehiko (????), en 1947.
Toujours sociable, Hayashi a des amis et des connaissances parmi les buraiha (écrivains débauchés) et ses portraits d'Osamu Dazai et Sakunosuke Oda, tous deux pris dans le bar Lupin (????, Rupan), sont à présent célèbres9. À la fin de cette année, le magazine littéraire Shosetsu Shincho publie la première série de portraits de Hayashi intitulée Bunshi (literati) de chukan bungaku (?????), autres écrivains et personnalités proches du monde de la littérature, dans son numéro de janvier 1948. La série, qui se poursuit jusqu'en 1949, est plus tard rassemblée dans une anthologie. Les portraits de Hayashi montrent leurs sujets dans leur contexte et la combinaison de leur objet et de la méthode par laquelle il les a pris occupent selon lui, une place intermédiaire (chukan) entre le style tendu décisif de Ken Domon et le style informel et détendu de Ihei Kimura, ce qui les vaut d'être appelées « photographies intermédiaires » (?????), chukan shashin)10. La série de portraits dont il a reçu commande reste encore neuve tandis que celle non-posée (et sans méfiance) de Jun'ichiro Tanizaki est particulièrement fameuse11.
Pendant ce temps, ses portraits d'orphelins et de la vie désespérée mais parfois agréable de la ville paraissent dans les magazines d'appareil photo, d'intérêt général et de façon plus surprenante dans Fujin Koron; les deux sont réunies en anthologie, d'abord en 1980 dans le livre Kasutori Jidai (???????), la « période tord-boyaux »)12 qui a une réputation durable comme document historique13.
En 1954, Hayashi et les photographes Shotaro Akiyama et Kira Sugiyama partagent un studio au sous-sol du Seimei Nihon, un vieux et sale bâtiment (démoli par la suite) situé dans le quartier Hibiya de l'arrondissement Chiyoda-ku de Tokyo7.
Au début des années 1950, se fait jour une forte tendance à photographier la réalité telle quelle est, alimentée par des manifestes dans les magazines de photographies par Ken Domon et autres; Hayashi résiste à ce courant par ses photographies arrangées de telle sorte que l'ensemble et chacune de ses parties forment une composition parfaite, mise en scène si nécessaire. Pour cette raison, il est généralement considéré comme très différent d'un photographe comme Ihei Kimura14.
En 1950 naît son quatrième fils15.
Pendant cette période Hayashi est occupé par la fondation et la participation à diverses organisations de photographes. En compagnie d'Eiichi Akaho (?????), Akaho Eiichi), Shotaro Akiyama, Ryosuke Ishizu, Yoichi Midorikawa et Shoji Ueda, il est membre fondateur de « Ginryusha » en 1947; le groupe se réunit une fois tous les deux mois pour boire et discuter8. Un an plus tard, il rejoint Ken Domon, Ihei Kimura, Shigeru Tamura et d'autres pour la création du groupe de photographes Shashinka Shudan (??????) qui devient ultérieurement l'« association des photographes du Japon » (????????), Nihon Shashinka Kyokai). En 1953, il est membre fondateur de la section de photographie de la Nika Society (???????), Nikakai shashinbu).

Amérique et production tardive
En 1955 Hayashi accompagne Keiko Takahashi (??????), Takahashi Keiko), prétendante japonaise au concours Miss Universe en Floride; ses photographies du voyage paraissent dans les magazines. Pendant des décennies après, elles restent peu connues mais quarante sont exposées dans une grande rétrospective posthume où elles rappellent que Hayashi n'a pas besoin de mettre en scène et excelle également dans l'instantané, bien que ses photographies sont toujours en contraste avec celles de Kimura dans la conscience qu'ont les sujets d'être photographiés16.
Il paraît aussi dans le film Juninin no shashinka (12??????), douze photographes), réalisé par Hiroshi Teshigawara (??????), Teshigawara Hiroshi).
Deux ans plus tard, est publié le premier des albums de Hayashi : Shosetsu no furusato (« le décor villageois des histoires ») pour lequel Hayashi voyage autour du Japon pour trouver les décors de romans et de nouvelles, recherchant et parfois organisant des scènes qui se retrouvent dans la fiction. Plus de sept ans passent avant que soit publié son deuxième album (rythme normal à l'époque) et les photographies qui le rendent célèbre au cours de la « période kasutori » ne paraissent en anthologie que dans les années 1980.
L'âge mûr de Hayashi a ses revers. Sa femme décède en 1961, sa tuberculose réapparaît en 1970 et son deuxième fils Jun décède en 1973. Mais il continue à produire des livres, notamment le somptueux Nihon no gaka 108-nin, portraits de et œuvres représentatives par 108 peintres japonais, qui remporte à la fois le prix Mainichi des arts et le prix annuel de l'« Association des photographes du Japon » un an après sa publication en 1977.
Au début des années 1980 Hayashi voyage autour du Japon et prend des photos pour plusieurs albums. Cependant, il annonce en 1985 qu'il est atteint d'un cancer du foie. Cela ne l'empêche pas de travailler : il commence un album de photographies pour un ouvrage consacré au Tokaido et suggère à Yoichi Midorikawa qu'il devrait en faire un sur le San'yodo (en). Hayashi survit deux mois à la publication de son propre livre; celui de Midorikawa ne sort qu'un an plus tard17.
De 1980 à 1989, Hayashi est doyen de l'académie de photographie Nihon Shashin Gakuen (???????).
Les travaux de Hayashi sont exposés par le musée d'art et d'histoire de Shunan dans la préfecture de Yamaguchi.



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